Sainte Marie, aussi appelée Nosy Boraha, est une île qui réunit tous les clichés idylliques tropicaux.

Longue de 60 km et de 5 km au plus large, les habitants y vivent une vie tranquille et paisible au rythme de la pêche et de la culture du riz.

Sillonnée de petites routes et pistes, des plages de sable fin sur plusieurs kilomètres, des forêts tropicales et des petits villages malgaches typiques lui donnent un charme incomparable.

Sainte Marie est surtout réputée pour les baleines à bosses qui migrent de juin à septembre le long de ses côtes.

On peut y accéder par avion ou par bateau.

Chronologie de Sainte Marie

Histoire de Sainte Marie

Un peu d’histoire

En 1503, des navigateurs portugais découvre l’île le jour de l’Assomption; après avoir échappés à un naufrage, ils lui donnent le nom de Santa Maria, en l’honneur de la Vierge : d’ou le nom Sainte Marie.

Vers 1592, un navire Hollandais fait escale à Sainte Marie pour s’y ravi- tailler. Le commandant du vaisseau nommera l’île, « île d’Ibrahim », No- sin’Iborahimo en malgache, d’ou plus tard « Nosy Boraha ».

De 1685 a 1720, c’est la grande époque de la piraterie. Sainte-Marie devient une base populaire pour les pirates au long cours du XVIIe au XVIIIe siècle. On en comptera plus d’un millier qui habiteront ou feront escale à «Saint Mary’s Bay »
Un certain nombre d’épaves de leurs navires gisent encore au large d’Ambodifotatra, la capitale de Sainte-Marie. Aujourd’hui, plus de corsaire : ici, on goûte à la paix, mais l’histoire de la piraterie a fait le renom de l’île.

On pourrait évoquer le souvenir de figures légendaires telles que John Avery, Christophe Condent, Thomas Tew, William Kidd, et Olivier Le Vas- seur le célèbre « La Buse », arrêté au large de Sainte Marie et pendu à l’Ile Bourbon.
Il faut aussi évoquer l’important rôle du Roi Ratsimilaho, le confédérateur des Betsimisaraka (1710-1750). Il fut l’un des premiers « zanamalata » ou métis de la Côte Est de Madagascar. Ratsimilaho était le propre fills de Thomas Tew, l’un des pirates les plus riches qui s’était installé sur la Côte orientale de Madagascar, après avoir épousé une princesse Malgache.

Chef charismatique, Ratsimilaho fut un roi très aimé de ses sujets, il a su maîtriser les échanges avec les navires étrangers et en faire bénéficier son peuple.
Peu avant sa mort en 1750, il céda son trône à sa fille Betty tout en l’informant qu’elle pourrait maintenir la paix avec l’aide des Français en demandant leur protection. En échange de cette protection, il mandate sa fille pour signer l’acte de donation de l’île Ste Marie à la France.
Cette céré- monie de signature de l’Acte officiel de donation de l’île Sainte Marie à la France eut lieu le 30 Juillet 1750 à l’îlot Madame. La présence Française durera peu de temps, et il faudra attendre 1818, avec Sylvain Roux, pour que commence un début de peuplement par des colons réunionnais .
En 1837, l’arrivée du Révérend Père Pierre Dalmond marque l’histoire de Sainte Marie et le début de l’évangélisation catholique à Madagascar. Elle sera concrétisée par la construction de la première Église catholique de la Grande Île dont les travaux furent achevés en 1857.
Après cette période vint la période de la colonisation à Madagascar en 1896, Mais Ste Marie, déjà annexée, n’aura pas à en subir les vicissitudes. L’île est restée Française, jusqu’à l’indépendance de Madagascar en Juin 1960. Tous les Saint Mariens nés avant cette date, sont reconnus comme étant de nationalité Française .Après le 26 juin 1960, Sainte Marie faisant partie du territoire Malgache, les Saint Mariens redeviennent Malgaches, mais un statut particulier leur accorde une double nationaliteś.
Cependant en 1972, après la chute du président Tsiranana, le premier Président de la République Malgache, ce privilège sera supprimé.